Mercredi 19 mars 2008

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   Pas de voyage à Bali sans une visite aux temples qui sont comme une carte postale de cette île touristique mais encore authentique et fascinante. Beaucoup de temples de village ne se visitent pas et les grands temples ne se parcourent souvent que de l'extérieur, la partie sacrée étant interdite aux touristes. Parmi les plus photographiés, le temple du lac Bratan. Les photos ne vous montreront pas la grosse mosquée de béton qui s'est bâtie sur les rives  et enlaidit ce site célèbre. Tournez lui le dos et vous ne verrez plus que ces toits légers (les merus) et ces enclos de pierre élevés sur de petites îles. Le temple est dédié à Dewi Danu, la déesse des eaux. Les cérémonies y sont fréquentes pour assurer aux paysans une alimentation régulière en eau.


undefinedNous y étions il y a quelques jours et n'avons pas échappé aux brumes qui souvent s'accrochent aux montagnes. Pourtant si vous voulez connaître Bali sans être importunés par les foules cosmopolites, février-mars semble être une période idéale. Vous aurez droit à quelques bonnes pluies tropicales, à un ciel plutôt gris mais vous serez seuls sur les sites les plus connus et votre méditation n'en sera que plus profonde !

bali-095.JPG Le meru de ce temple est un des plus hauts. Il compte onze toits de fibres de palmiers. Ce qui indique le haut statut de la déesse ici vénérée. Ces merus sont réservés aux divinités ancestrales ou à celles de la nature et de la vie. On ne les trouve jamais dans les temples dédiés aux divinités liées à la mort.
   
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La péninsule de Bukit au sud de Bali était jadis une réserve de chasse (hélas) réservée aux rois avant de devenir un lieu de relégation pour les condamnés et les parias. Il était difficile de s'en échapper à cause de ses falaises abruptes battues par les vagues. Il n'y eut longtemps qu'une seule construction, le temple de la mer : Pura Luhur Ulu Watu.
bali-160.JPGVous apercevez le meru du temple au sommet de la falaise à la pointe occidentale de la péninsule. C'est un des santuaires les plus sacrés de Bali. Il daterait du XIème siècle et sa reconstruction du XVIème serait due à Dang Hyang Nirartha grand réformateur hindou qui fut déifié après sa mort. Espérons qu'il ne voit pas ce que devient peu à peu cette péninsule où se sont installés une cimenterie fumeuse, un campus universitaire et un grand complexe touristique vers Nusa Dua.
  Il y a même après Jimbaran, au début de la péninsule un grand centre commercial qui concocte l'édification de la plus haute statue du monde, un Vichnou de 160 mètres  dont la tête a déja été réalisée...
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  Le Pura Taman Ayun à Mengwi.C'est un immense temple d'Etat construit au XVIIème siècle. On ne peut photographier que de l'extérieur l'enceinte sacrée. Il est érigé au centre d'un bassin et symbolise le monde hindouiste de Bali. En effet les autels et les merus de l'enceinte symbolisent les montagnes de Bali et les temples principaux, si bien que le fidèle peut y prier comme s'il était en présence des originaux. Le meru de onze étage, le plus haut du temple symbolise le Gunung Batukau, la deuxième montagne de l'île (après le Gunung Agung  qui est un volcan toujours actif, d'une hauteur de plus de 3000 mètres, demeure pour les Balinais des dieux et des esprits des ancêtres)), d'autres merus symbolisent ce dernier et le Gunung Batur. Le Batur est le seul à posséder une caldeira :

bali-065.JPGOn la découvre sous une brume envahissante, le 5 mars, quelques minutes avant d'être plongés dans un brouillard à couper au couteau ! Le Batur a connu de nombreuses éruptions. L'une d'elle, en 1917 provoqua la mort de plusieurs centaines d'habitants et réduisit en cendres plusieurs centaines de temples.

bali-092.JPGEntre deux douches tièdes, nous avons aperçu un prêtre en prière devant un autel.  D'autres temples nous attendent que nous découvrirons bientôt mais les amoureux de Bali savent bien qu'il est impossible de les découvrir tous, tant ils sont nombreux et parfois difficiles d'accès. En fait, si l'on excepte les temples du commerce sur les côtes touristiques, tout Bali est un seul Temple Sacré.                      bali-090.JPG

par chriswac
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Samedi 15 mars 2008
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Un aperçu de l'extraordinaire cratère du Kawah Ijen. Les fumeroles causent une légère brume qui n'empêche pas le regard de plonger vers ce lac turquoise dont le bleu varie, s'approfondit ou s'éclaircit selon les caprices des nuages. Il faut une heure trente de marche sur un sentier abrupt pour aller de la base de départ jusqu'au sommet.

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Les fumeroles peuvent s'épaissir soudain et vous environner. Vous vous trouvez alors dans un brouillard acide qui vous brûle la gorge et vous picote les poumons. Il vaut mieux prévoir un masque afin de se protéger et envisager de descendre à l'intérieur du cratère.

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La base de départ se situe à 3 km du cratère. Plusieurs baraques permettent à des jeunes voyageurs de s'installer s'ils ont déja beaucoup marché et de reprendre des forces avant la dernière étape. Ce sont souvent de jeunes indonésiens, étudiants ou scolaires qui les occupent mais rien à voir avec le cirque du Bromo que tous les touristes qui viennent à Java ne manquent de visiter. Il leur suffit de prendre place dans la foule épaisse et de gravir une centaine de marches avant de pouvoir photographier le cratère sec du Bromo. Si vous le pouvez choisissez le Kawah Ijen (Cratère Vert) avant que le tourisme de masse ne vous concocte un télécabine !

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Fière de son exploit, Nicole pose pour l'éternité. Elle qui ne supporte pas les balades dans la forêt d'Ermenonville, elle se retrouve à plus de 2300 mètres, les armes à la main devant ce lac exceptionnel, le plus grand de tous les lacs de cratère : 700 mètres sur 600 et d'une profondeur de 200. Sa température varie entre 20 et 40°C.

bali-110.JPGUne mine fonctionne dans le cratère. Des tuyaux canalisent le souffre qui à la sortie se solidifie en blocs de couleur jaune vif. Des hommes se relaient dans la chaleur, les fumeroles acides pour remonter ces blocs. Ils se chargent le plus possible car ils sont payés au kilo transporté. Leurs paniers portés en balancier sur l'épaule peut peser 90kilos. Nous les croisons ces forçats, et ils trouvent le moyen de nous sourire...sur leur trajet difficile, semé de rocs et de cailloutis glissant par temps de pluie. Le plus souvent ils sont chaussés de bottes de caoutchouc ou de simples tongs rendues moins coupantes par des chiffons entourant les lanières.
bali-111.JPGLe kilo sera payé à peu près 10 centimes d'euro. J'ai lu sur un site que c'était un bon salaire en Indonésie...C'étaient des touristes français qui écrivaient de telles appréciations car je me demande combien d'années on peut vivre à un tel régime, avec dans les poumons ces fumées acides et sur les articulations le poids toujours renouvelé de ces charges excessives.
Pour les touristes le Cratère Vert est un spectacle inoubliable, une attraction forte et pour ces hommes condamnés à ce travail terrible pour pouvoir nourrir leur famille, cest un enfer. Je pense à cette scène de Fellini dans La Nave Va où l'on voit les riches oisifs descendre dans les cales du navire pour admirer les manoeuvres dégoulinant de sueur qui s'occupent des machines brûlantes et bruyantes qui permettent au navire d'emmener ses hôtes privilégiés.
En quittant le volcan pour aller vers Banyuangui, quelques échappées vers les rizières et une rencontre avec des poussins d'une école musulmane....
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par chriswac
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Mardi 11 mars 2008

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La chance d'être à Bali la semaine de Nyepi, le Nouvel An Hindouiste fêté par tous les Balinais. Cette année Nyepi tombait le 7 mars. Quelques jours avant, toute l'île déjà si habituée aux processions, aux offrandes, aux prières était comme saisie d'une frénésie de cérémonies. Sur la plage de Jimbaran, les habitants des villages environnants se réunissent l'avant veille avec les oriflammes, les gamelans, les offrandes. Les quelques touristes présents sont acceptés comme ils le sont partout dans cette île souriante. Ventre rouge en avant et maillots moule-bite, ils détonent à côté de ces hommes en sarong et vestes immaculées et de ces femmes parées et maquillées.
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Après les processions et les offrandes, la journée du 6 mars commence au ralenti. Beaucoup de commerces sont fermés, les restaurants ont baissé leur rideau, la circulation se fait moins dense. Chacun semble se préparer pour le soir et l'extraordinaire défilé des ogoh ogoh.

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Les ogoh ogoh sont des créatures maléfiques qui représentent le mal. Chaque quartier, chaque rue en confectionne un pendant les jours qui précèdent la grande fête. Pour les enfants, c'est un moment de grande récréation. Ils participent à la confection des monstres et c'est l'occasion pour eux de rires et de jeux.

bali-220.JPGCirculer le 6 mars dans la campagne balinaise est un vrai voyage dans la fantaisie et le baroque. Tout est possible dans l'imagination et la démesure. Tous les personnages les plus grotesques ou les plus grimaçants prennent vie et jouent les gros bras comme ce sinistre ivrogne, cigare entre les doigts, bouteille à la main et dollars dans le slip. Il aimerait bien écraser de sa tong noire la piétaille des gamins du village.

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Celui là a embroché un petit cochon de lait et lève son verre d'arak avant de s'élancer dans les rues cherchant d'autres proies à embrocher. Il ne semble pas impressionner ces petites filles très sages.

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Un monstre un peu plus humain par la taille et l'expression pour ces enfants assis sur le cadre de bambou qui servira le soir à porter et promener l'ogoh ogoh dans les rues. Le sourire et la gentillesse des balinais frappent tout visiteur qui peut s'étonner que le tourisme à outrance n'ait pas atteint l'âme de cette île. Peut-être la représentation du mal, du vice , de la méchanceté  dans les statues de démons qui habitent à profusion les temples et les maisons, permet-elle d'exorciser la violence et la peur.

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Une sorte de méduse prête à vous dévorer plutôt qu'à vous pétrifier.
Ce soir, elle aussi sortira dans les rues mais elle ignore encore quel sera son sort. En effet tous ces monstres vont être anéantis dans des feux de joie. Leur voracité, leur violence, leur désir de meurtre et de viol, tout cela va flamber sur les places et dans les rues. C'est le sens profond de la fête : la possibilité d'anéantir le mal, de croire possible son éradication, ne serait-ce que pour un moment.

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Et après la nuit où l'on fera un maximum de bruits : gamelans, chak a chak des hommes qui imitent les cris de singes, sifflets et cymbales, demain le silence total tombera sur Bali. Après cette nuit où toute la population sera dehors, chantera, mangera et boira, demain il n'y aura plus personne dans les rues; Pas une voiture, pas une moto, pas un vélo... Les fenêtres seront fermées, les volets clos.

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Les touristes n'auront pas le droit de quitter leur hôtel. Ils n'auront pas accès à la plage. Ils resteront confinés dans leur enclos et leurs chambres devront elles aussi avoir leurs volets fermés afin qu'aucune lumière ne puisse filtrer. Les jardins des hôtels ne seront pas éclairés et les restaurants tendront de grandes toiles noires sur leurs vitres.

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Ainsi quand les démons après avoir brûlé voudront revenir à Bali, plus déchaînés que jamais et plus désireux de se venger du honteux traitement qu'on leur a infligé, les démons découvriront une île déserte. Pas un homme, pas une voiture, pas un bruit, pas une lumière. Ils comprendront que l'île est inhabitée et ne présente donc aucun intérêt pour eux qui ne désirent que s'abattre sur des proies humaines. Ils repartiront donc et chercheront d'autres îles à se mettre sous le croc.

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Le jour de l'an à Bali, NYEPI, c'est ce désir de voir triompher le bien mais sans trop d'illusions, c'est ce moment où toute une population joue le jeu de la ruse pour tromper l'adversité. C'est un jour de silence et de prière et c'est aussi un conte dans lequel sont entraînés les visiteurs étrangers, heureux de partager avec les Balinais ce jour hors du temps.

par chriswac
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Vendredi 22 février 2008

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Une dernière balade avant l'envol pour l'Indonésie via Singapour. Impossible de ne pas saluer Dalida et son auréole de soleil. Etrange comme le temps lui donne de l'éclat et de la profondeur. Peut-être parce que précisément c'est la chanson de Ferré qui lui ressemble le plus : Avec le temps, va, tout s'en va, même les plus chouettes souvenirs, ça a une de ces gueules, à la galerie j'farfouille dans les rayons d'la mort, le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule.... Peut-être aussi parce que sous le kitch et les plumes, apparaît la véritable élégance d'une femme noble et tourmentée. Un tourment qui prit fin une nuit de mai, par quelques mots griffonnés : La vie est devenue insupportable. Pardonnez-moi.

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Deux allées en contrebas, cette étrange sculpture en partie en relief en partie en creux.  Elle ne fait pas très sérieux et ressemble à un jeu d'optique. Qui représente-t-elle? Vous pouvez le deviner.... Un psychanalyste!!! Un certain Guy Pitchal. Vous pouvez deviner également qui il eut comme patiente célèbre... Une certaine Dalida. Jacqueline Pitchal, femme de Guy écrivit un livre sur son amitié avec la chanteuse : Tu m'appelais petite soeur. Ont ils imaginé, le psy et sa patiente, qu'ils seraient si proches un jour et pour si longtemps ?


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A quelques encablures de là, repose en silence Boum Boum (de son vrai nom Geronimo Medrano).
  Un des derniers clowns solitaires du 19ème avant l'apparition de l'Auguste. Il plaisait beaucoup avec sa gueule enfarinée et ses trois touffes de cheveux. Il s'adressait à l'orchestre par ces seuls mots : Boum boum. Le vieux cirque montmartrois où il officiait, le cirque Fernando fut construit en dur à l'angle de la rue des martyrs et du boulevard de Rochechouart et racheté par les Medrano. Les parisiens qui ont plus de 40 ans se rappellent sans doute ce très beau bâtiment circulaire, de fonte décorée. Ils ont vu, le coeur gros sa destruction dans les années pompidoliennes où il était bon d'adapter Paris à la voiture et où on massacrait sans remords les extraordinaires halles de Baltard. Le cirque a été remplacé par un horrible immeuble de marbre gris, infiniment plus triste que le cimetière vibrant de Montmartre. Cet immeuble sinistre s'appelle ...Le Bouglione!!!

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Encore une artiste. Nous avons du mal à imaginer à quel point elle fut populaire. Elle savait allumer les mâles avec son sourire très affranchi et sa manière de faire voler ses jupons pour laisser entrevoir sa culotte. Son habitude de passer entre les tables et de vider les verres des clients ravis lui valut son surnom de Goulue. Sa gloire fut au zénith à l'époque du Moulin Rouge où elle dansait le chahut avec un pinardier dégingandé surnommé Valentin le Desossé. Une partie du renom dont elle bénéficie encore aujourd'ui, elle le doit à Toulouse Lautrec qui la représenta souvent et qui, lorsqu'elle décida de se mettre à son compte en ouvrant une baraque foraine de danse orientale lui peignit les panneaux de sa roulotte. Vous pouvez les admirer aujourd'huui au musée d'Orsay. 

La Goulue vieillit mal, ne se console pas de la mort de Bouton d'or son fils et va faire de petits boulots pour survivre. Elle reviendra au Moulin Rouge, non pas pour être la reine du Cancan mais pour vendre des sucreries sur le trottoir à l'entrée de l'établissement. Elle est morte à Saint Ouen et ce n'est qu'en 1992 qu'elle fut transférée au cours d'une grande fête montmartroise dans ce cimetière situé à quelques mètres du Moulin Rouge.



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Restons  un peu dans la danse avec Degas.
 Si au début de son oeuvre il va comme Gericault à Longchamp peindre jockeys et courses de chevaux, c'est peu à peu le monde des théâtres et des ballets qui l'attire et le fascine. Il n'est certs pas d'esprit politiquement révolutionnaire, fils de banquier qu'il est , à l'abri de tout souci financier. Mais il sait peindre les femmes du peuple comme les repasseuses qui reviennent comme un thème récurent. Il n'est pas comme les Impressionnistes passionné de nature, de grand air, de lumière naturelle. "Je ne veux pas perdre la tête face à la nature"

Il préfère la lumière artificielle des éclairages au gaz dans les théâtres. Il s'attache de plus en plus à peindre les artistes et il donne consciemment ou nom une image forte de la Société de son temps. D'un côté une classe de bourgeois repus et de l'autre un monde de féérie, d'artifices, de maquillages créé pour leur plaire par tout un petit peuple d'artistes misérables malgré la splendeur de leurs ailes de papillons.

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Salut Georges. Demain je prends l'avion qui me rapprochera un peu, très peu de tes records et j'aurai une pensée pour toi qui as frôlé les étoiles.

par chriswac
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Mardi 19 février 2008

Aujourd'hui, je viens dire au revoir aux quelques visiteurs qui sont entrés chez moi  par la porte qui 
reste ouverte et qui ne connaît pas les serrures. Je prépare mon sac de voyage, je plie mes teeshirts et mes futes. Je tasse, j'entasse. A nous deux l'Indonésie, Java et ses volcans, Bali et ses sourires.
Avant de m'évanouir dans les airs, à bord de la Singapour Airline, je suis passé rue Nicolet à deux pas de chez moi et j'ai rencontré Verlaine. L'âme grise de Verlaine comme chante Barbara.
 

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Le petit hôtel est resté tel que Verlaine l'a connu. Il était habité par son ami, Charles de Sivry, musicien au Chat Noir et demi frère de Mathilde Mauté dont Verlaine tombe amoureux et qu'il épouse en 1870 alors qu'elle a à peine 17 ans. Quelques poèmes de la Bonne Chanson lui sont consacrés. 

     ...J'ai presque peur en vérité
     Tant je sens ma vie enlacée
     A la radieuse pensée
     Qui m'a pris l'âme l'autre été...

   
L'irruption de Rimbaud dans la vie de Verlaine va fracasser l'apparent bonheur familial. La naissance d'un fils, Georges, ne change rien au combat impossible du poète fasciné par l'adolescent génial. L'histoire est connue, des départs, des retours, des luttes. Mathilde qui accepte après la Commune de reprendre la vie conjugale mais subit des violences terribles de Verlaine constamment îvre. Mathilde qui ira en Belgique tenter de ramener avec elle un mari qu'elle persiste à aimer. Mathile qui finira par abandonner tout espoir et refusera les repentances et les poèmes...

     ...Ecoutez la chanson bien douce
        Qui ne pleure que pour vous plaire
       Elle est discrète elle est légère
       Un frisson d'eau sur de la mousse...

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Ce matin, j'ai vu passer des ombres derrière cette fenêtre de la chambre. Paul, Mathilde, Georges, ils étaient là tous les trois dans une parenthèse de bonheur.

   

    

par chriswac
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Jeudi 14 février 2008

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                         J'ai bu où ta bouche avait bu
           Et depuis
           Je vous aime

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           Dors-tu en cet instant
           Sens-tu que je te regarde
           Et que j'embrasse tes paupières fragiles



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          Comme un petit animal
          Nicole en boule sur son lit
          Ne pense à rien
          Et puis pour s'échapper du banal
          D'un battement de ses longs cils
          Très doucement devient coussin


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          Avant toi
          Je ne le savais pas
          Que tu étais pour moi
          Comme la main pour l'eau
          Le ventre chaud pour les chatons
          Le ciel pour les orages
          Avant toi
          Je ne le savais pas
          Que tu étais la femme où je serais un homme
          Qu'au minuit de ma nuit
          Tu serais mon Noël


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Laisse peser la tête sur mon épaule
 Laisse peser la tête jusqu'à cette douleur
 Qui me fait me tourner vers un autre sommeil
 Qui me fait doucement me détacher de toi
Comme on laisse un soleil pour se coucher à l'ombre

Laisse peser la tête jusqu'à cette prière :
Mon Dieu gardez toujours ma femme auprès de moi
Ne me laissez jamais tendre les mains dans le vide
Comme un aveugle
Comme un mort

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par chriswac
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Vendredi 8 février 2008

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Le 7 février, grand soleil sur Montmartre, mes pas me conduisent une nouvelle fois dans ce grand jardin. Sans m'y attendre, je tombe (c'est le mot) sur Fred Chichin, nouvel habitant inattendu du lieu. Il n'y a qu'une chappe de ciment, un petit bouquet et une guitare miniature. Il doit se sentir bien à l'étroit celui qui était énergie et poésie, celui qui avec les Rita Mitsouko mettait le rythme et le rêve dans notre quotidien. Quelques mots ont été écrits sur la guitare : 
<Quelques vents lunaires t'ont emporté gratter sur une étoile>.
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Non loin de lui, un autre guitariste.  Fernando Sor. Artiste espagnol qui dut quitter son pays où il ne remit jamais les pieds après la défaite de Joseph Bonaparte en 1813. Il avait en effet pris parti pour les Français. A paris, il connut un véritable succès et profita de la mode dont jouissait la guitare. Il écrivit une Méthode pour la guitare qui n'est pas démodée aujourd'hui. Sa fin de vie fut une lente descente dans le désespoir et la souffrance. Il perdit sa femme puis sa fille. Il fut atteint d'un cancer de la langue qui le tortura des années. Quand il mourut en 1839, il fut inhumé à Montmartre dans une tombe anonyme. Il fallut attendre 1934 pour qu'elle fût identifiée et qu'un hommage fût rendu au guitariste de génie. 

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Encore un musicien et un créateur. Alors que le saxophone qu'il a inventé déploie ses chants rauques et profonds dans le monde entier, la tombe de Sax est à l'abandon. La croix, comme les branches mortes semble emportée par un vent du grand large... Peut-être le souffle de tous ceux qui lancent vers nous, grâce au saxophone l'ouragan des chants venus du plus secret et du plus chaud du coeur humain. Berlioz n'est pas loin de là, lui qui, curieux de toute nouvelle sonorité, écrivit la première oeuvre pour saxophone : le chant sacré pour sextuor à vent.

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Et il est là Berlioz, sous un marbre noir et un médaillon académique... Il aurait fallu un facteur Cheval, un sculpteur volcanique pour accueillir cet homme-là. Certainement pas ce marbre obtus dont la seule vertu est d'être assez poli pour refléter le ciel et les arbres. Sur un côté de la tombe, deux autres noms sont gravés côte à côte : Harriet Smithson, Marie Recio. Les deux femmes officielles d'Hector. Au début une passion à l'état brut pour l'interprète d'Ophélie et de Juliette... Elle est l'inspiratrice de la Symphonie Fantastique, la mère du seul enfant du musicien, Louis. Elle est cette femme malheureuse qui sombra dans l'alcool avant la congestion cérébrale qui la paralysa. Son mari fuyait déjà le domicile conjugal avec Marie Recio qu'il épousa quelques mois après la mort d'Harriet. Il ne gagna pas forcément au change, tant elle était possessive et exigeante. Elle tenait à chanter dans les concerts de son mari alors que ce dernier qui parle très peu d'elle dans ses mémoires, prit le temps d'affirmer qu'elle <miaulait comme deux douzaines de chats>!
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Une tombe pas vraiment réussie pour Leo Delibes. la fin du XIXème siècle ne donnait pas souvent dans la légéreté architecturale. Les amoureux de Coppélia, de Sylvia ou de Lakmé ne s'y retrouveront pas. Pas plus les amateurs de la Cour du Roi Pétaud !
Impossible de quitter le cimetière sans rencontrer le plus mélomane des animaux malgré la perfide appréciation de Berlioz!!!

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par chriswac
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Lundi 28 janvier 2008

cimeti--re-montmartre-26-janvier-065.JPGNini est allée travailler et Titiche dort sur sa couette. Je peux reprendre ma balade dans la ville juive du cimetière de Montmartre. En fait, la ville est mêlée. Des signes religieux juifs côtoient des signes chrétiens ou des absences de signes... Des noms juifs sont mêlés à des noms bretons ou normands. Il y a là comme une ville idéale où l'on pourrait être ce que l'on est sans exclure l'autre, où l'on pourrait vivre ensemble en se respectant, où l'on pourrait s'unir sans rien désunir en nous. Un jour peut-être, Nini et moi seront en vacances en ce lieu. Il y aura peut-être sur notre pierre une étoile de David et une croix. Il y aura tous les chats, de toutes les couleurs et si par hasard quelqu'un pense à nous, qu'il vienne avec des boîtes de Sheba ou de Friskies....
     Cette femme de bronze se sent un peu coincée sous le pont qui passe au dessus du cimetière. Elle reste sérieuse malgré le bruit des voitures et l'agitation toute proche du quartier des abbesses.
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Son regard semble vide
  et le soleil ne vient plus l'iriser. Elle souffre d'être une statue et de ne plus pouvoir, comme les vivants laisser passer la lumière intérieure par le vitrail des yeux. Les statues paraît-il ont de grandes douleurs...
cimeti--re-montmartre-26-janvier-096-copie-1.JPG    Aurais-je parlé trop vite ? Un vitrail me regarde de ses écailles de lumière...

 






cimeti--re-montmartre-26-janvier-006.JPGCe chat joue les surveillants attentifs. Ses yeux à lui laissent bien passer la lumière pâle de son âme de chat. Il porte sur le poitrail ce qu'on nommait au Moyen Age, le doigt de Dieu : une tache blanche qui lui permettait d'échapper aux tortures et aux brasiers où l'on jetait tous les chats noirs que l'on prétendait diaboliques. Diaboliques, ils ne l'étaient certes pas mais Imbéciles, ils l'étaient assurément ceux qui se livraient à ces pratiques.
cimeti--re-montmartre-26-janvier-086.JPGLe Moïse de Michel Ange veille sur la tombe de Daniel Iffla, dit Osiris. Il fut banquier, peut-être un peu moins voyou que ceux de La Société Générale. Il se consacra au mécénat après avoir perdu son grand amour, sa femme adorée. L'Institut Pasteur bénéficiaire de sa générosité, grava sa reconnaissance sur une plaque de marbre. Mais le bateau-restaurant du coeur qu'il voulut pour les pauvres et qui distribua des repas jusqu'en 1940 n'est plus ancré sur la Gironde et aucune plaque ne rappelle son souvenir à la surface des eaux.
cimeti--re-montmartre-26-janvier-068-copie-1.JPGLui ne nous laisse que son nom et sa photo. Le jour où il est allé chez le photographe, rue Caulaincourt ou ailleurs, pouvait-il imaginer qu'un jour elle serait exposée à côté de lettres dorées qui résument l'horreur. Le marbre a des couleurs de cendres bleutées.

cimeti--re-montmartre-26-janvier-033.JPGAimait-il les chats et celui là vient-il se frotter au marbre de Berick Goltzmann mort à Auschwitz?









cimeti--re-montmartre-26-janvier-091.JPGLe verre cassé, le fer rouillé, le squelette des étoiles...mais cette vitre qui indique le jour et met en abysse les étoiles...







cimeti--re-montmartre-26-janvier-082.JPGSur le squelette des arbres, une femme pleure. Elle se lamente mais elle sait qu'elle est belle et jeune. Elle ne cache pas ses seins gonflés. Son voile la dénude avec art. Elle est assise au dessus de Meilhac qui fut avec Halévy le librettiste d'Offenbach. Un fou de mot, de blagues, d'humour... Avec lui, je quitte cette partie du cimetière car je n'ai plus qu'une seule envie : rejoindre Nini et partager avec elle une bonne bouteille de Veuve Clicquot.
par chriswac
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Dimanche 27 janvier 2008

cimeti--re-montmartre-26-janvier-075-copie-1.JPGSamedi 26 janvier, un soleil franc et bleu éclaire la butte et transforme le Sacré Coeur en montgolfière. C'est une belle journée pour suivre le boulevard, prendre l'avenue Rachel et s'aventurer dans le cimetière de Montmartre, dit cimetière du Nord. C'est un jardin dans la ville, un quartier de pierres, de statues, d'arbres et de chats, tout contre le bruit et le strass de Pigalle, la circulation et l'énervement de la place Clichy. Aujourd'hui je décide, guidé par le soleil, de flaner dans la ville juive. 
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C'est un coeur de pierre qui recueille ces lettres d'amour. Ces petits cailloux posés à chaque visite, comme une trace, comme un pas sur le sable, comme un baiser, galet poli par les jours de deuil et l'écume des larmes. La pluie n'a pas encore défraichi le petit arbre givré et le Père Noël,  caresse fragile contre la pierre.
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Les chats privilégient cette partie du cimetière. Ils doivent bien sentir qu'ils ont en commun avec les habitants silencieux tout un passé de chasse aux sorcières, de persécutions et de bûchers. Ce gris qui me rappelle mon premier chat, le plus aimé des chats, le plus aimant, me concède un regard vert et pâle où passe la tristesse et la mélancolie de la jeune femme étendue sous la pierre.
 
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Une ouverture sur une maison de pierre, par où se montrent des étoiles. Etoile de David, Etoile jaune, Etoile de vitrail... toujours des étoiles contre les aigles et les croix gammées. On dit que la lumière des étoiles mortes nous parviennent des années après leur disparition. Nous vivons sous un ciel d'étoiles mortes et la lumière cependant est celle de midi.

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Les sept flammes de bronze sur la porte d'un tombeau. La lourde menorah qui n'a rien pu contre la flamme des crématoires. Mais qui le jour venu éclairera les souterrains de la mort et ouvrira les portes de bronze sur la vie.
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Un autre chat très réel à côté des fleurs artificielles. Il ouvre à peine les yeux afin de ne pas perturber la nonchalance de sa sieste. Assez pour comprendre qu'il n'y a pas danger, que l'intrus bardé de reflex numérique n'est pas hostile au monde chat.

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Yankel, Mala et Haja...assassinés par les nazis. Pas une cendre, pas un cheveu, rien ne subsiste d'eux et pourtant, ils sont là avec ceux qui leur ont survécu dans la douleur indicible. Ils sont égaux désormais dans le mystère. Mais non, ils sont plus présents dans cette journée claire d'hiver. C'est leur photo qui vient nous toucher au coeur et qui nous pousse à fredonner sans fin leur nom.

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J'ai levé les yeux et j'ai vu qu'il n'était pas besoin d'attendre la nuit. En plein après midi, elles étaient bien là les étoiles.


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Une chatte médite à l'entrée d'un tombeau. Un cyclamen fleurit pour jeter un peu de vivacité dans le tableau. L'animal le plus beau de la création et le plus délicat est institué gardien de nos cimetières et messagers entre deux mondes. Espérons que nos gérants et autres planificateurs ne les exterminent pas comme ils savent si bien le faire avec tout ce qui leur paraît étranger ou inutile. Cette petite femelle porte comme ma Titiche, une tache noire au coin du museau. Et comme elle, une impeccable coiffure et un bonnet parfaitement ajusté.

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Sur une tombe  un amoureux inconsolable a dessiné pour sa Jacqueline des soleils, des poèmes et une étoile encore avec ces mots : amour, liberté, tolérance, vérité. Avec ces quatre mots comme ils devaient s'aimer ces deux là... Et comme ils s'aiment... 


Nous poursuivrons la visite ces prochains jours car je ne peux passer trop de temps sur l'ordinateur. Ma femme et ma chatte commencent à manifester quelque énervement....
A bientôt...

 

par chriswac
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Samedi 19 janvier 2008

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    A Polonnaruwa, le Bouddha couché reste une des plus belles rencontres que l'on puisse faire. Long de 14 mètres, il entre au Nirvana, les paupières closes, il rejoint la grande communion avec tout ce qui vit et respire. La paix, la sérénité qui rayonnent de  cette représentation de pierre vous enveloppent comme le ferait le soleil. 

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A ses côtés se tient le Bouddha debout, haut de 7 mètres. La position des bras et l'expression attristée du visage ont conduit certains à identifier Ananda, fidèle disciple de Bouddha allongé à sa gauche. En réalité, il était à l'origine séparé de la statue couchée par une enceinte; d'autres statues ont été retrouvées avec le même croisement de bras. Vraisemblablement, il s'agirait bien de Bouddha, toutes les statues du site de Gal Vihara le représentant. 

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     Toujours sur le même site, Bouddha en méditation. Un petit singe s'est perché au sommet de la falaise. Nul doute que lui aussi à l'image du maître soit en train de méditer. A quoi? C'est une autre histoire...

 

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Près de Dambulla se trouvent les temples troglodytiques qui abritent de très nombreuses représentations de Bouddha. les 5 grottes abritent en réalité 150 bouddhas...Elles remonteraient au 1er siècle av J.C. quand le roi chassé de sa capitale s'y réfugia. Quand il retrouva son trône, il aménagea ces grottes et ses successeurs parachevèrent son oeuvre, notamment le roi Nissanka Malla qui les fit recouvrir de feuilles d'or. Dans la grotte de Vishnu, la première, un grand Bouddha allongé vous accueille, les yeux à la fois ouverts et fermés. 

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    Au sommet de l'extraordinaire rocher de Sigirya, rencontre avec quelques moines.

par chriswac
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