Mercredi 7 mai 2008
















                 Un beau jour de printemps qui ressemble à l'été, un jour idéal pour aller à la rencontre de Dalida dont le nom malgré le tragique et la solitude évoque la vie et le soleil. Je passe par les vignes de Montmartre, reliquat d'un vignoble qui du temps des Abbesses dévalait les pentes et occupait un vaste espace aujourd'hui loti. Il fournissait un petit vin de bon renom qu'on appelait Goutte d'or et qui a donné son nom à un quartier populaire de Paris non loin de là. Je pense à Pascal, un ami du Beaujolais, grand admirateur de Dalida et qui apprécierait certainement ce rapprochement entre le vin et l'artiste. D'ailleurs la dernière cuvée fut baptisée Cuvée Dalida !




































































     Nous voici Place Dalida, une très jolie petite place ombragée située à quelques centaines de mètres de sa maison. Un buste un peu sévère regarde passer sans le voir un groupe d'enfants. Ce buste commence à faire l'objet d'un véritable culte de la part d'adultes qui caressent les seins de bronze. Il y a ainsi, ici et là de telles vénérations : le pied de Saint Pierre à Rome et dans l'église de Montmartre, le sexe de Victor Noir au Père Lachaise... Les seins de Dalida. Ces dernbiers me paraissent et de loin mériter plus que les autres un tel hommage !






































       Je prends la rue Girardon et sur le chemin j'accepte le salut de Marcel Aymé qui en hommage à son Passe-Muraille ets représenté, traversant les murs. Il semble venir de la nuit et de la mort où il repose et n'avoir pas la force de faire le dernier pas qui le projetterait parmi nous. Je remarque que sa main a reçu elle aussi bien des caresses... Je l'ai moi-même saisie et j'ai cru un moment que ce petit coup de main l'aiderait à se dégager de ce vilain mur...


































             J'arrive rue d'Orchampt, de vant la maison de Dalida. Elle l'aima ce refuge qu'elle avait choisi au plus haut de la butte et qui ouvre ses fenêtrtes sur Paris tout entier. Sur les six étages, Dalida en réservait trois à ses amis qu'elle aimait recevoir et qu'elle aurait voulu regrouper comme une grande famille dans ce "village" qu'elle avait élu.

















































    Je descends la rue Lepic et j'arrive très vite au cimetière de Montmartre la dernière demeure de Dalida. Elle y est représentée debout, les yeux clos sur elle même, fermés à la lumière du jour mais comme ouvertzs  sur un monde plus vaste et plus lumineux. Le soleil qu'elle ne voit plus, ce soleil d'Egypte où elle est née, semble irradier d'elle même. Un coeur de fleurs blanches a été dépopsé à ses pieds... Il n'est pas si loin ce jour de mai où Dalida décida de mettre fin à ses jours. Aujourd'hui le soleil et les fleurs viennent lui dire qu'on ne l'oublie pas. 
par chriswac
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